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« Ma date de naissance a l’avantage d’être certaine, ce qui n’est pas le cas des autres détails de mon "existence". » (J.–C. Fourneau, Lettre à Jean Paullhan).
Enfant sensible et nerveux, Jean–Claude Fourneau dessine dès l’âge de trois ans et se passionne pour les insectes. Adolescent, il se plonge dans la lecture de Marcel Proust et, des insectes, il transpose sur les « gens du monde » son goût de la rareté, de l’étrangeté et de la singularité. Il poursuit sa scolarité à l’école des Roches, puis se destine à la peinture et s’inscrit aux Beaux–Arts. Par son père, ami d’Anna de Noailles et proche de Jacques–Émile Blanche, il fréquente les Polignac et la comtesse de Castrie. Il s’enthousiasme pour un surréalisme alors dans sa première effervescence, rencontre Louis Aragon et André Breton en 1925 et se lie d’amitié avec Anne–Marie Hirtz, bientôt connue sous le nom de Lise Deharme. Deux deuils, deux suicides – celui d’une jeune fille aimée et celui de son frère le plus proche, Jean–Paul – assombrissent sa jeunesse. Il se laisse prendre à l’héroïne – addiction dont il ne se débarrassera définitivement qu’en 1935 –, fréquente Montparnasse, prolonge une liaison avec Caridad de Laberdesque, interprète de L’Âge d’or de Bunuel, puis épouse, en 1936, Hertha Klemm, ex–compagne du surréaliste Maxime Alexandre. Jean–Claude Fourneau se remarie en 1948 avec Francine Roberty dont il a deux enfants, Thierry et Sylvie. Trois ans plus tard, en 1951, il divorce à nouveau et rencontre Monique Motte (Nini), petite–fille d’Eugène Motte, qu’il épouse en 1961 et qui lui donne deux autres enfants, Cordélia et – en hommage à Max Ernst – Marc–Ernest. C’est avec elle qu’il vivra jusqu’à la fin. |
![]() Jean-Claude Fourneau (1907-1981), autoportrait |